• Manganèse, plomb, THM, Arsenic…que contient mon eau?

    Manganèse, plomb, THM, Arsenic…que contient mon eau?

    Eau de la ville, eau d’un lac, eau d’un puits, eau embouteillée…peu importe la source de l’eau, il est important de comprendre certains mécanismes qui affectent la qualité de l’eau que l’on boit. Les polluants, comme le plomb, le mercure, le manganèse, l’arsenic, les traces de médicaments représentent des risques pour la santé, et ce, même lorsqu’il est question d’eau potable.

    Normes santés vs recommandations esthétiques au Québec et au Canada

    Que ce soit fédéral ou provincial, les organismes de santé statuent sur la qualité de l’eau. Pour aller au plus court, habituellement nous nous basons sur les normes les plus restrictives. Si on prend le plomb par exemple, la norme au Québec est de 0.010 mg/l alors que le Canada statue sur 0.005 mg/l. Il existe quelques autres paramètres qui sont de ce type et donc par défaut, nous recommandons toujours de nous fier sur la norme la plus restrictive.

    De plus, il existe des normes santé et des normes esthétiques. Ainsi le plomb est une norme santé, car sa consommation peut impliquer des problèmes de santé. Le fer, quant à lui, a une norme esthétique de 0.3 mg/l car on estime qu’au-delà de cette valeur, le linge risque de se tacher, ainsi que les éléments de la salle de bain (eau rougeâtre, taches orange…). Le manganèse lui est encore différent car il possède 3 normes différentes entre le Canada et le Québec.

     

    Nouveaux polluants, évolution de nos connaissances

    On s’aperçoit de plus en plus de la présence de nouveaux polluants comme les produits pharmaceutiques, les microplastiques… On a observé leur présence dans les eaux que nous rejetons (les médicaments consommés tels que les hormones, anti-dépresseurs, analgésiques…se retrouvent soit dans nos urines, soit ils sont jetés aux toilettes ( d’ailleurs, il est recommandé de les ramener à la pharmacie, lorsqu’ils ne sont plus utilisés)). Il est actuellement trop tôt pour définir les impacts de ces produits sur notre santé. Ces éléments se trouvent sous forme d’infimes traces et les études sont encore trop jeunes pour en tirer des conclusions et des normes pour la santé.

    D’autres études sur des éléments connus approfondissent nos connaissances et permettent de faire évoluer des normes. Ainsi si l’on prend le cas de l’Arsenic, la norme est passée en 2012 de 0.025 mg/l à 0.010mg/l. Donc avant 2012, si j’avais dans mon eau 20µg/l d’arsenic, mon eau était sécuritaire alors qu’elle est le double de la concentration maximum autorisée après 2012. Le manganèse dans l’eau de puits est un autre exemple. Le manganèse est limité à une norme esthétique de 0.05 mg/l. (Un peu comme le fer, le manganèse tache les linges et équipements dans une maison si on dépasse cette valeur). Des études récentes ont montré que trop de manganèse dans l’eau et une consommation régulière impacte la santé au niveau du développement neurologique chez les enfants. Santé Canada a donc modifié sa norme esthétique à 0.02 mg/l et a établi une norme santé de manganèse dans l’eau potable à 0.12 mg/l (norme santé). Le Québec maintient toutefois sa norme esthétique à 0.05 mg/l. 

    Comment traiter le manganèse dans l’eau, comment traiter les autres polluants?

     

     

     

    Un reportage de radio Canada nous informe sur le manganèse et son effet sur la santé:

    https://ici.radio-canada.ca/tele/enquete/site/episodes/442438/manganese-eau-enfants-famille-trouble-neurotoxique-monteregie

    Parlons aussi des polluants dus aux pesticides,engrais et autres, ces polluants sont qualifiés de persistants et ne se biodégradent que très peu. On parle ici d’atrazine, de glyphosate…

    https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/publications/vie-saine/recommandations-pour-qualite-eau-potable-canada-document-technique-glyphosate.html

    https://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201703/14/01-5078845-un-dangereux-pesticide-dans-leau-potable-de-montreal.php

    http://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/potable/prod-pharma-eau2003-2009.pdf

    L’eau de la ville 

     

    Les municipalités effectuent un suivi pointu sur la qualité de l’eau. Des analyses sont prises quotidiennement afin d’assurer une eau potable aux consommateurs. Les analyses de bactériologie sont effectuées tous les jours et nécessitent 24h afin d’obtenir des résultats. Par exemple, la Ville de Sherbrooke a récemment émis un avis d’ébullition suite à des résultats douteux, qui se sont ultérieurement avérés inexacts (erreur d’échantillonnage ou d’analyse). Quoi qu’il en soit, dans le doute, les villes préfèrent réagir rapidement pour limiter les dégâts potentiels.. Technologiquement parlant, c’est difficile de réagir et régler l’évènement plus rapidement. En attendant que les études sur les nouveaux polluants soient ajustées ou bien que des normes d’éléments connus soient ajustées, les villes sont limitées à répondre aux normes en place. Le manganèse quant à lui, n’est soumis qu’à une norme esthétique au Québec. Ainsi, les municipalités n’ont aucune obligation en ce qui concerne le traitement de cet élément. Cependant des problèmes de manganèse dans l’eau potable de la ville impliquent habituellement des clients consommateurs (électeurs) mécontents.

    Reprenons le plomb, autre cas spécial sur l’eau des villes. L’eau qui sort de l’usine de filtration de votre ville peut et doit être sous les normes de potabilité pour le plomb, cependant, certaines des maisons alimentées par la ville sont connectées au réseau par des anciennes sections faites de plomb. Cette section n’est plus de la responsabilité de la ville, mais de celle du propriétaire. Durant la nuit, lorsqu’il n’y a plus  de consommation, le plomb se dissout et/ou se désagrège dans l’eau et contamine l’eau dans la maison. Certaines maisons ont aussi des tuyaux soudés avec des alliages contenant du plomb et ces soudures libèrent aussi du plomb. On se retrouve alors avec une situation où c’est nous qui contaminons l’eau potable de la ville.

    https://www.quebecscience.qc.ca/sante/le-manganese-dans-l-eau-affecte-le-cerveau-des-petits/

    https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/publications/vie-saine/recommandations-pour-qualite-eau-potable-canada-document-technique-manganese.html

     

    https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/publications/vie-saine/recommandations-pour-qualite-eau-potable-canada-document-technique-arsenic.html

    https://www.canada.ca/fr/sante-canada/programmes/consultation-plomb-eau-potable/document.html

     

    L’eau de surface (lac, rivière, source résurgente…)

    Sortons de l’eau de la ville qui est très bien traitée et passons au cas des résidences qui s’alimentent en eau de surface. (Cela inclut ceux qui ont des puits qui sont mal isolés et qui subissent les infiltrations des eaux de surface). 

    L’eau de surface contient des organismes (bactéries, parasites, cyanobactéries (algues bleues…) cette eau est souvent colorée (tannins…). En partant, vous devriez avoir un système de désinfection UV pour assurer une eau sans bactérie et sans parasites. Mais avant il faut la traiter et là, chaque eau est différente, et une eau de surface est par définition variante au niveau des paramètres à analyser. Un réacteur UV est de plus sensible  au fer, à la dureté et au manganèse. L’eau doit aussi être incolore et limpide.

     

    Eau de puits 

    Un puits bien construit, bien isolé devrait offrir une eau stable, qui peut contenir des éléments hors normes, mais de manière plus stable dans le temps. Il se peut que votre eau varie, est-ce qu’en amont, d’autres utilisateurs ont une fosse septique qui n’est plus étanche et qui pollue votre nappe phréatique? Il peut donc y avoir de nombreuses raisons pour lesquelles d’autres pollutions s’ajoutent à la qualité de l’eau de votre puits. Là aussi comme pour les eaux de surface, les paramètres invisibles sont souvent plus dangereux que les visibles. Un spécialiste peut vous dire comment traiter le manganèse ainsi que les autres polluants dans l’eau et en faire l’analyse.

    L’eau embouteillé

    Outre le désastre écologique créé par ces bouteilles à utilisation unique, il a été démontré la présence de particules de plastique dans les eaux embouteillées de nombreuses compagnies. Ces microparticules finissent par libérer des molécules proches moléculairement de certaines hormones et finissent par impacter des dysfonctionnements hormonaux.

    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1089247/bouteilles-eau-microparticules-plastique

     

    En conclusion

    Notre expérience en tant qu’entreprise spécialisée dans le traitement de l’eau,  nos échanges avec des confrères  spécialistes et certaines études menées par l’organisme démontrent sans équivoque que 80% des personnes qui contactent une entreprise spécialisée dans le traitement de l’eau, le font pour des problèmes esthétiques (Fer, manganèse, soufre, dureté, couleur…). Cela signifie que ce que les utilisateurs ne voient pas ne les alarme pas. Malheureusement ce qui ne se voit pas est plus dangereux.

    Le ministère de l’Environnement ( Mdelcc) offre un document pour aider les consommateurs à s’y retrouver. Dans ce document, il y a 13 paramètres à analyser. D’expérience, très peu de gens font une analyse de leur eau sur ces 13 paramètres.  Le ministère recommande 2 analyses au printemps et à l’automne pour des bactéries. Et vous le faites-vous?

     

    http://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/potable/depliant/index.htm

    http://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/potable/brochure/annexe.htm#inorganique

     

    Que faire ?

    On voit enfin que plus les années passent, plus notre compréhension sur les risques évolue. De plus, les nouveaux polluants, les plastiques, notre tuyauterie augmentent les risques au niveau de notre eau. Technologiquement, la solution la plus adaptée est le traitement par osmose d’une eau considérée saine au point de vue bactériologique. Ce traitement, fait au point d’utilisation (Cuisine) est le traitement le plus pointu et le plus proche de votre verre d’eau. Celui-ci permet d’assurer une élimination de 95 à 99% de tous les éléments présents dans l’eau.  L’osmose Kinetico K5 par exemple permet d’ajouter des cartouches pour adapter le traitement à votre eau (ex: traitement de l’arsenic, les pesticides…). Actuellement cette technologie est de loin la plus adaptée et versatile pour vous donner une eau claire, limpide et sécuritaire. Traiter le manganèse, le fer, la dureté peut se faire à l’entrée de la maison, mais de plus en plus, un traitement par osmose permet de finaliser le traitement pour la consommation. On peut ainsi profiter d’une eau pure et sécuritaire. 

    Si vous êtes préoccupé par votre eau, nous vous encourageons à communiquer avec nous au (418)831-7777. Nous sommes  les experts dans le traitement de l’eau dans votre région et nous nous feront un plaisir de répondre à vos questions.

    Jérôme Papaya, Microbiologiste

    Certifié Master Water Specialist (MWS)